Magicienne – Didier Quesne

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Résumé :  La tradition veut que les enfants roux soient suspectés d’être liés avec le diable. Quand on s’aperçoit que la petite fille née le jour des morts est rousse, il y a de quoi déclencher l’inquiétude populaire.

Il est vrai que Sylve n’est pas une petite fille ordinaire : elle possède de nombreuses facultés qui feraient trembler le moindre habitant de son village.

Toutefois, aucun d’eux ne se doute qu’elle n’est pas un suppôt de Satan, mais une véritable magicienne…

 Montons dans cette machine à voyager dans le temps que voilà et partons à l’époque Médiévale, où les femmes sont appelées cul-fendu, fumelle, et autre petits noms sympa… Partons à cette époque où les gens sont tellement superstitieux que pour eux les enfants roux sont les enfants du diable, une époque à cheval entre l’ère polythéiste et le début du christianisme. Epoque où à cause de leur fanatisme des femmes accusées  de sorcellerie sont brûlées vives.

Epoque où les gens sont tellement pieux que l’on peut faire appel à la justice divine. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est comme c’était mon cas avant que je lise ce livre, il s’agit d’un combat à mort dans lequel il est dit que le vainqueur à obtenu la grâce divine, de ce fait le vainqueur devient innocent du crime dont il a été accusé (si toutefois c’est l’accusé qui s’en sort, sinon on dira que justice a été rendue).

Maintenant que vous avez bien le contexte, on commence notre histoire.

Tout commence dans un village perdu au milieu de nulle part, le soir de Samheïn, la fête des morts (devenu la Toussaint), une femme met au monde une petite fille rousse comme les feuilles à l’automne, cette petite fille sera nommée Sylve (en référence à la couleur de ses cheveux). Etant donné que c’est la troisième fille et qu’en plus elle est rousse, son père la rejette, elle vivra donc avec sa maman dans une petite cahute à l’extérieur du village.

On se doute bien que dans ses conditions, notre petite Sylve est complètement rejetée par les enfants du village. Un jour qu’elle part au puits chercher de l’eau elle est prise à partie par les enfants du village qui la caillassent, se produit alors un phénomène étrange, une sorte de paroi se dresse entre elle et les enfants et les cailloux sont déviés, ou tombent à ses pieds.

Vue le contexte, la superstition on se doute bien qu’une foule en colère armée de fourche débarque pour demander que Sylve, suppôt de Satan soit brûlée…

Je n’en dis pas plus car c’est ici que son destin se met en route et que ses aventures commencent.

Nous avons ici un roman qui est une merveille de la langue française car les dialogues sont écrits en vieux français, et malgré cela le livre reste très compréhensible. C’est un véritable plaisir de voir Sylve grandir et de la suivre dans ses péripéties.

Un livre que je conseille à tous sans hésiter.

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